Témoignages de Reconstruction Post Burn-Out : l’efficacité de la méthode RPBO©

« Janvier 2021 : mon corps dit stop. Trop de pression au travail depuis plusieurs mois. Du jour au lendemain, je me retrouve complètement à plat, sans énergie. Heureusement, très vite, j’ai eu la chance de me faire accompagner par Christine Dautin, consultante sur Dijon. Son écoute, sa bienveillance, son expérience et sa grande générosité associés à la méthode RPBO m’ont permis de comprendre pourquoi j’avais fait ce burn-out et de le surmonter. Je recommande vraiment son accompagnement : je n’aurais jamais pu m’en sortir seul. Petit à petit, ce burn-out devient un mal pour un bien. On apprend beaucoup de choses sur soi, à dire non et à lâcher-prise. Aujourd’hui, même si tout n’est pas encore tout à fait stabilisé, je me sens plus serein. Pour moi, cela aura duré 1 an et demi mais aujourd’hui j’ai quitté mon poste, je me sens prêt à rebondir et à reprendre un travail qui me correspond mieux dans un autre environnement »
THOMAS
Bourgogne-Franche-Comté

« Pour moi la vie était simple et tracée ; Faire ses études, avoir un mari, des enfants, une maison et travailler…Mais je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, non jamais que le travail m’amènerait au burn out.. oh non jamais.. j’ai toujours été une fille sage, a écouter et faire les choses comme il fallait le faire et pour moi travailler, voulait dire » bien » travailler. .
J’ai changé plusieurs fois d’entreprises, c’est la vie qui en a décidé ainsi, mais ma chute allait commencer quand je me suis fait harceler par le PDG d’une sté d’informatique, j’avais 35 ans.. cela a duré 3 ans mais je me suis accrochée car j’avais besoin de ramener un salaire a la maison. J’ai été sauvé par la DRH qui m’a aidé à partir.
car oui j’ai oublié de vous dire.. je suis timide et effacée et pour moi on doit respect et écoute à son supérieur. .. Je suis rigoureuse et perfectionniste et je donne tout dans mon travail…
et puis je suis rentrée dans ma boite actuelle, au début tout allait bien puis il y a eu un nouveau responsable a mon service… et ce responsable m’a détruite a petit feu, petit a petit.. réflexions, autorités, charge de travail toujours plus conséquente, et moi je ne pouvais pas lui dire non, c’était ma supérieure et je trouvais valorisant que l’on me donne plus de taches a traiter, c’était une valorisation d’un travail bien fait et apprécié de mes collègues… cela a duré 3 ans ou je me suis accrochée, a faire des journées a rallonge qui se suivent sans pause et a devoir aller vite pour ne pas prendre trop de retard.. Je voyais bien que j’étais fatiguée, que mon cerveau ne suivait plus car trop de données, que je commençais a perdre l’envie, le gout.. Mais je ne voyais pas de solutions donc je ne disais rien..
et puis un jour mon corps m’a lâché.. debut d’un arret maladie et de traitements.. cette chute était pour moi un tsunami car j’avais mon foyer a gérer, non je ne pouvais pas etre malade, pas maintenant et de plus m’absenter et laisser mes dossiers a mes collègues, pas possible…Mais je n’ai pas eu le choix car je n’arrivais plus a me lever de mon lit…Ce burn out, oui on brule de partout. tout est cramé, le corps intérieur et extérieur et le cerveau..j’ai perdu du poids et je n’avais plus gout a rien, j’etais un zombie.. malgré tout je voulais et devais m’en sortir pour moi et mes filles.. Au bout de 4 mois d arret maladie, je suis retournée travailler dans la meme entreprise, au meme poste, j’en avais envie car il y avait eu un changement de responsable. J’ai repris en mi temps therapeutique puis en temps partiel a 90% mais au bout de 3 mois, et malgré des signes de fatigue, j’ai rechuté, car c’etait encore trop pour moi… cela date de fin de l’année dernière et a ce jour je suis toujours en arret maladie. Une rechute, revivre les mêmes cauchemars avec ce cerveau qui tourne et tourne sans arret et nous empêche de nous reposer et de dormir. Dormir pour ne plus penser mais impossible. Et de nouveau des traitements chimiques pour calmer tout cela et reprendre gout a la vie…car mon mari au travail, je devais gérer une nouvelle fois mon foyer.
A ce jour, je vais mieux mais quand est ce que je serai guérie? Le serais- je un jour? Quelle vie professionnelle maintenant et quand? Ce burn out est une grosse merde..il me reste encore un long chemin, je pleure encore, je serai traumatisée a vie par cette maladie.. Je pense a tous ceux qui vivent cela, accrochez-vous et entourez-vous de professionnels et de votre famille qui seront vous guider et vous épauler. Je suis accompagnée depuis debut Janvier par Béatrice du parcours RPBO. Un grand merci a elle pour son aide et son soutien. Un grand merci a ceux qui m’entourent et a leur écoute et soutien face a cette maladie encore peu connue.. il faut arriver a mieux s’ecouter et a dire NON quand on sent que nos limites sont atteintes. Le boulot doit rester un boulot, le boulot n’a pas a nous foutre en l’air.. non personne, rien car la vie vaut d’etre vécue »
BEATRICE – Assistante Commerciale
Auvergne-Rhône-Alpes

« En situation d’épuisement professionnel depuis plusieurs mois, je commence à reconstruire et à faire mon deuil de mon travail (que je n’ai pas encore officiellement quitté).
Je suis suivi par une psychologue spécialiste de la souffrance du travail et un médecin du travail qui m’a parlé de ce réseau RPBO il y a quelques jours. Merci à elle, car c’est très intéressant de voir que l’on est pas seul, les témoignages sont enrichissants, ceux les plus positifs comme ceux qui le sont moins.
Cela m’a permis de découvrir le livre sur la reconstruction de Sabine Bataille, qui permet de structurer et de donner des pistes pour bien consolider la suite. Je ne suis pas encore en situation de reprise du travail, mais je l’envisage sans pression, dans un autre environnement. Je vais par ailleurs commencer un bilan de compétences.
Je reprends goût à des loisirs, notamment la lecture qui est redevenue possible pour moi, j’ai parcouru plusieurs livres, des histoires de burn-out dernièrement, cela me nourrit. Aucun n’est parfait et ne correspond à mon cas, mais j’y pioche des astuces et des points à mettre en place.
Dernier en date lu ce week-end que j’ai aimé et que je recommande : Burny, brûlé mais pas grillé.
Bon courage à tous, je suis persuadé que le meilleur est à venir (en tout cas, ça ne pouvait pas continuer comme cela dans mon cas…). »
LOIC

« Le burnout, je l’ai senti m’attaquer, nous avons joué à cache cache pendant 3 ans , j’ai essayé de résister, mais il m’a rattrapée, j’ai mis un genou à terre, j’étais à deux doigts d’être définitivement anéantie tant les idées suicidaires étaient importantes. On m’arrête , je me mets à lire, loisir disparu de ma vie depuis des lustres moi qui engloutissais les bouquins. Je tombe sur le livre de Sabine Bataille : Ah bon ? il y a une prise en charge spécifique, codifiée ? validée par l’INRS et l’ANAES ? mon psychiatre : connaît pas RPBO , il me met même en garde contre la rencontre d’un éventuel gourou, moi qui suis en situation de faiblesse !! ma psychologue : non plus !
Et pourtant , moi qui suis professionnel de santé , terrassée dans mon corps et dans mon âme par cette fichue épidémie, entre la prise en charge médicale, psychologique, quel bonheur a été pour moi d’avoir l’écoute attentive, bienveillante, et motivante de Pascal ! Il n’est pas psychologue, mais il sait à chaque fois nous parler, nous motiver, nous aider à mettre des mots sur nos maux. Toujours une référence bibliographique, un article, une citation, à nous proposer, pour que nous puissions aller plus loin dans notre long, incertain et difficile cheminement. Un investissement hors pair, et une empathie magnifique.
Je n’ai pas été la meilleure « élève » du monde, loin de là, mon parcours RPBO a été entravé par une belle dépression, et je n’ai pas pu « travailler » ce qui était proposé comme je l’aurais voulu. Néanmoins, je reviens souvent sur les notes que j’ai prises, et que Pascal m’a communiquées au cours de nos séances , et je me rends compte que je les revois à chaque fois d’un oeil différent et je peux alors me rendre compte, que, petit à petit j’arrive à avancer (chronos et kairos, n’est ce pas Pascal 😉 .
Je peux dire que cette belle aventure RPBO est vraiment aidante, il faut vraiment avoir envie d’avancer , et j’ai pu avoir grâce à Pascal pas mal de matériel de réflexion pour cela .
Aujourd’hui, après 5 mois passés à faire des va et vient entre revenir comme avant et faire autre chose, je suis en passe de finaliser ma décision définitive : un grand changement dans ma vie est en train de s’amorcer, j’ai enfin pu parler franchement avec moi même et exprimer mes pensées et sentiments sans les juger, sans les occulter . Je suis en passe de quitter celle que j’ai toujours appelée ma « prison dorée » : je travaillais en effet dans mon domicile, et il m’arrivait souvent de dépasser 15 jours sans voir la lumière du jour). Merci encore Pascal de m’avoir si bien aidée dans mes contradictions, sans jamais avoir tentée de m’influencer , au cours de ce cheminement difficile . Tu as fait preuve d’une qualité professionnelle inestimable .
Alors vous tous qui êtes en burnout et qui hésitez, allez y, faites le cycle RPBO ! certes, vous devrez travailler un peu malgré la fatigue, les idées brouillées, certaines sessions vont remuer des trucs en vous, mais vous conduiront à vous poser les bonnes questions sous l’oeil bienveillant de votre formateur; vous apprendrez à mieux vous connaître, connaître vos besoins, connaître vos limites …
Merci encore et encore Pascal , je ne m’attendais pas à ça en commençant le cycle RPBO, mais je suis vraiment ravie d’avoir fait ce bout de chemin avec toi. »
HELLAL – Professionnel de santé
Occitanie

« J’ai eu la chance de me faire accompagner par Pascal Delmas, consultant Toulouse/Occitanie. Son regard, son écoute, sa bienveillance, son expérience, sa grande générosité associés à la méthode et la structure RPBO m’ont permis de comprendre et de vivre les enjeux et les conditions d’un cheminement vers une reconstruction personnelle et professionnelle post burn-out. Nos rendez-vous ont rythmé et soutenu cette période pour moi très fragile et complexe. Je recommande vraiment son accompagnement. »
SEVERINE
Occitanie

« Le burn-out est un mauvais microbe
il vous mange la nuit et le jour
le burn-out dit merci au patron grâce à lui
le burner est out
trop bien faire
perfectionniste
aider tout le monde
moi j’étais animateur en EHPAD mon employeur ne se souciait pas beaucoup du bien-être des résidents ni du personnel ni des familles d’ailleurs
alors je compensais en aidant
en apportant mon soutien
à tout le monde
j’aidais j’aidais j’aidais
qui m’aidait ??
et je me suis perdu…
perte de mémoire, ne plus dormir, penser au boulot nuit et jour, démangeaisons, mal au crâne, la vue floue, irritabilité, dhiarrée, pleurer, manger, manger, boire, boire
et toujours aider aider aider aider
et qui m’aidait??
et un jour, plus rien
corps inerte sur le lit pendant 3 semaines dans le noir.
plus l’envie de boire, de manger
plus rien.
dormir dormir dormir.
ne pas parler, pas de bruit
dormir dormir dormir
médecin ne comprenait pas.
ma femme ne comprenait pas.
je brûlais de l’intérieur, allongé et immobile.
je sentais mon coeur s’éteindre petit à petit.
plus rien n’avait d’importance à part dormir dormir.
était ce la fin ? ma fin ?
sans ma formidable femme, je serai mort au bout de 3 semaines.
elle m’a OBLIGE à boire de l’eau, à manger un peu au début. j’avais perdu 20 kgs.
je ne parlais pas. plus de sons sortaient de ma bouche. par contre écrire, écrire et écrire. lire, lire et lire. marcher, méditer.
ne voir personne.
grâce à ma femme et les psychologues, j’ai pu survivre pendant 7 mois.
j’aime ma femme. c’est la seule personne que j’ai pu supporter.
amis, familles plus d’envie.
être tranquille chez moi.
la paix, pas de bruit. le calme.
et décider de déménager au bout de 9 mois pour enfin vivre normalement. sortir de chez moi. recommencer à parler à des gens que je ne connaissais pas. aller faire des courses. accompagner mon fils à l’école.
et quelques mois plus tard, revoir les vrais amis. et encore après, la famille.
aujourd’hui : plus de 2 ans déja en burn out. encore du mal à supporter les gens. toujours vite fatigué.
merci au patron
le burner est out
5 expertises psychiatriques.
aucune décision du patron
en tout cas,
ce boulot est fini pour moi
ce département est fini pour moi
mittent thérapeutique pour moi
aujourd’hui
ici et maintenant
j’aime la vie
merci ma femme
merci mes enfants
merci mes psychologues
merci rpbo
merci la vie »
TRILLAUD
Pays-de-la-Loire

« Merci pour votre proposition d’ouvrages… j’irais à leur rencontre au gré du ressenti.
Je vous propose en retour le livre vivant de Stéphane Villoud « Burn Out La Fin Du Rêve »
http://burnoutlafindureve.fr/
qui m’a permis après plus de 2 ans de sortir peu à peu de la culpabilité,
les capacités cognitives sont bien moindres et la pression toujours peu soutenable.
Merci de proposer la reconstruction… qui vient à point nommée. »
EMMANUEL – Directeur Qualité en transition professionnelle
Auvergne-Rhône-Alpes

« Avant mon burnout, je me disais toujours : « dépêche-toi, tu vas être en retard », ou « ta présentation, là, franchement, tu aurais eu plus de temps, ça serait passé, mais là vraiment, tu vas morfler face à la concurrence » ou encore je me disais « qu’est-ce que je fous au bureau à 21h au lieu d’être en famille… », ou « tu prends pas le temps de manger correctement, et tu stresses, t’étonnes pas si un jour tu te paies un ulcère ».
Toutes ces phrases étaient omniprésentes dans ma tête durant des années. Toujours présentes et oppressantes comme un nuage menaçant au-dessus de moi. Et puis un jour, le pire est arrivé, j’ai fini aux urgences avec un ulcère perforé au retour d’un déplacement professionnel.
Depuis, j’ai fait un travail sur moi avec le psychiatre qui a écrit le chapitre du livre « Réussir son retour au travail » et je prends acte de ce que me raconte mon cerveau. Maintenant, je canalise, je défusionne, et c’est moi qui dirige mes pensées. Et quand mon cerveau s’emballe, je prends du recul et j’écoute les histoires qu’il me raconte avec bienveillante et tendre ironie envers moi-même : « Tiens, donc, il me ressort l’histoire de celui qui est toujours à la bourre » ou tiens, ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas sorti l’histoire du « fais gaffe, la concurrence est féroce dans ce milieu de requin » et je le considère comme un acteur d’une pièce sur mon grand théâtre professionnel, mais c’est moi le metteur en scène qui dirige les acteurs. Et je ne laisse aucun acteur faire ce qu’il veut sans mon accord !
Je pense bien-être, je respire bien-être et j’applique mes nouvelles directives dans mon nouveau job aussi bien que je peux et ça va beaucoup mieux au boulot ! »
RUDY – Ingénieur R&D
